Débit 4G & 4G+ : A quelles vitesses vous attendre ?

Dans la vie, il y a les attentes et la réalité, en informatique, que l’on parle de débits réseau, ou d’autres méthodes de connexion (USB, Bluetooth…), il y a les débits théoriques et les débits réels. Quand on évoque la 4G ou la 4G+, on nous vante d’incroyables débits, surpassant tout ce qui a déjà été fait, et qui vous permettront de changer profondément vos habitudes. Mais qu’en est-il des débits réels que ces technologies proposent ?

Débit maximum théorique et débit réel

Un peu de vocabulaire avant de parler de la 4G et de la 4G+. Quand un fabricant lance une nouvelle technologie, ou un nouveau produit, ou qu’un consortium ou autre lance une nouvelle norme, ils ont tout intérêt à ce que le bénéfice de cette nouveauté marque l’esprit de la possible clientèle. De plus, il est très difficile, voir impossible de proposer des chiffres qui répondront à la situation réelle de chacun des utilisateurs.

Pour répondre à ces deux problématiques, ces acteurs ont trouvé une parade, le « maximum théorique ». Ce maximum théorique est un chiffre qui est calculé en laboratoire en plaçant le produit devant être testé dans les conditions les plus optimales, des conditions de laboratoire en somme. Les tests sont donc réalisés avec un certain protocole, découlant de certaines normes.

Par exemple, quand un constructeur d’imprimante vous informe que son nouveau modèle imprimera 8 pages en noir et blanc par minute, vous constaterez très vite que ce n’est pas le cas. Pourquoi ? Parce que la norme de test est définie sur un critère de 15% de remplissage de la page en encre. Que l’imprimante, en laboratoire, profitera de conditions de température et d’hygrométrie parfaites, bref que tout est fait pour que ce chiffre soit gonflé au maximum ! Ici c’est une imprimante qui sert d’exemple, mais c’est la même chose pour bien d’autres produits technologiques. Le débit maximum d’un hub USB 3 par exemple, qui n’est valable que si un seul périphérique y est relié, ou alors la durée d’utilisation d’une batterie de téléphone portable, qui elle est testée, en baissant la luminosité de l’écran et en coupant certaines fonctionnalités…

Mais la vie n’est pas un laboratoire ! Si vous imprimez plus de 15% de texte sur votre page, si vous incluez une image, si les conditions ne sont pas optimales (et elles ne le seront pas), alors, souvent, les chiffres donnés par les constructeurs peuvent facilement être divisés par deux.

Et c’est exactement la même chose pour les débits annoncés de nos différentes normes réseau. Du Wifi n à 300 Mb/s ? Oui, c’est vrai, en labo. Dans votre salon, les interférences, les blocages électromagnétiques induits par un aquarium, ou le four à micro-ondes de la cuisine, par exemple, feront chuter ces débits. Tout cela sans parler de l’épaisseur de vos murs, de leur composition, des autres réseaux Wifi à portée… Bref, breaking news, la vie n’est pas un laboratoire.

Les vitesses de la 4G et de la 4G+

C’est la même chose concernant votre connexion mobile. Tout un tas de choses peuvent, et vont, influer sur le débit auquel vous pouvez vous attendre. La distance de l’antenne relais, l’environnement, le fait que vous soyez en intérieur ou en extérieur, les différentes perturbations magnétiques qui peuvent se trouver à proximité, le degré d’isolation des matériaux qui vous entoure à un moment précis.

Si on excepte la 4G LTE, qui n’est pas réellement de la 4G, le débit maximal théorique est de 150Mb/s, pour la 4G traditionnelle et de 300Mb/s pour la 4G +. Or, tout opérateur et tous pays confondus, ce débit n’est que très rarement atteint, pour les raisons que nous avons expliquées plus haut.

En France, fin 2017, le débit moyen constaté de l’internet mobile était de 22.66 Mb/s. Ce qui n’est pas si mal quand on constate que le débit moyen mondial de la 4G est de 16.6. En pratique, le débit ne dépasse 40Mb/s dans aucun pays.

Attention, ces chiffres sont en constante évolution, et sont déjà, aujourd’hui meilleurs. De plus il s’agit d’une moyenne, il est bien évident que quelqu’un qui se trouve à proximité d’une antenne relais, pourra atteindre des chiffres bien plus importants, 120, 130 Mb/s, et en 4G+ jusqu’à plus du double. Il est donc possible de se rapprocher des débits théoriques, et plus le temps passera, plus le maillage des antennes relais le permettra. De plus, la 4G, est en constante évolution, et permet des débits de plus en plus importants.

Ce qui est donc important, ce n’est pas le débit moyen, mais plutôt votre cas particulier. Surtout dans l’optique où vous avez un réel besoin de la 4G, par exemple, si vous prévoyez l’installation d’un routeur 4G.

Les technologies s’améliorant, il est tout à fait possible de bénéficier d’un excellent débit en internet mobile, à condition d’être bien localiser et de choisir avec précaution son opérateur. En réunissant ces deux facteurs vous vous rapprocherez des débits théoriques maximum, sans pour autant les atteindre.

On parle de très bon débit ADSL quand votre ligne est capable de fournir 40 ou 50 Mb/s. Certaines lignes proposent 95 Mb/s, et d’autres ne dépassent pas les 20. Dans tous ces cas, la majorité des services proposés par internet restent utilisables dans d’assez bonnes conditions. Le débit réel de la 4G ou de la 4G+ est donc à relativiser, car si, pour votre propre cas, vous n’atteignez pas les 300 Mb/s, et que vous plafonnez à 150, n’oubliez pas que vous êtes tout de même bien au-dessus de ce que peut fournir la plupart des lignes fixes !

C’est d’ailleurs bien pour ça que de plus en plus de monde abandonne la traditionnelle ligne en cuivre de nos ancestraux téléphones fixes pour passer par le réseau mobile concernant leur accès internet.

En conclusion, les débits théoriques, ne sont, que théoriques, mais, l’avancée de la technologie ainsi que l’équipement grandissant du territoire, font que les débits réels se rapprochent de plus en plus de ces chiffres théoriques.

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