3G, 4G, 4G+ et bientôt 5G : Quelles différences ?

3G, 4G, + ou pas +, 5G, ces dénominations sont parfois un peu hermétiques à ceux qui ne s’intéressent pas plus que cela à la technique. Et pourtant il y a d’énormes différences, et chaque passage d’une génération à une autre et une réelle petite révolution. Tout le monde doit le comprendre et le savoir, quand on change de chiffre devant le « G », c’est pour mieux. Oui mais en quoi est-ce mieux, et est-ce réellement la seule différence ?

Ça veut dire quoi ?

Le « G » veut tout simplement dire génération. Quand on parle de 3G, donc, par exemple, on parle de l’internet mobile de troisième génération.

Ok « G » pour génération, mais alors pourquoi est-ce qu’on commence à compter à partir de la 3G ? Et bien non, on ne commence pas à compter à partir de la 3G, c’est simplement que c’est le premier réseau à avoir été massivement appelé de la sorte, mais avant lui existait bien le réseau 2G.

Faisons un peu d’histoire de l’internet mobile

Au commencement, il y avait un réseau mobile téléphonique, très discret et particulièrement élitiste. Celui-ci est né au début des années 80, avait un rayon de couverture très court de l’ordre de 30 à 50 kilomètres, et ne permettait pas l’usage des données, au sens de transférer autre chose que de la voix.

La 2G

En 1987, apparait la seconde génération du réseau, la fameuse 2G, en expérimentation, et il faudra de nombreuses années pour que ce réseau se repende, se démocratise, et permette de transférer des données. A la toute fin des années 90, cette 2G permettait de transférer des données avec les téléphones compatibles à la vitesse « faramineuse » de 9.6 Kbits/s. C’était long, très long, trop long, et cela ne permettait pas encore l’utilisation de l’internet mobile. Par contre cela permettait de s’envoyer des SMS et des MMS.

La 2,5G

Oui, je sais, vous n’avez jamais entendu parler de ça. La 2,5G et ce que l’on appelle plus communément, le GPRS. C’est la première norme du réseau qui a permis le transfert de données au sens « internet » du terme. A l’époque cela était très couteux, et les services proposés était très restreints, 64Kbits/s.

Le EDGE

Là normalement, vous commencez à connaitre le mot. Il s’agit d’une évolution du GPRS. Cette évolution permet de passer le débit à 248Kbits/s et a été, en quelque sorte, la phase de transition entre la 2G et la 3G. A partir de ce moment, il a réellement été possible de commencer à consulter certains contenus en ligne. A condition de capter correctement le signal et de ne pas être trop gourmand sur le type de contenu.

La 3G

Voilà, nous arrivons à la 3G, certainement l’évolution la plus connue du réseau. Et pour cause, la 3G a marqué la pénétration du marché par les smartphones. Avec les deux combinés, il était alors possible de surfer sur internet, presque comme à la maison ! C’est le premier internet mobile « haut débit ». Il faut dire qu’avec ses 2 Mb/s, les débits sont bien plus intéressants.

La 4G

Là nous attaquons la technologie actuelle, la quatrième génération, celle qui vous permet de faire tant de chose avec vos smartphones, et de plus en plus avec les routeurs 4G. Il faut dire que là le débit passe à 150 Mb/s… C’est un débit théorique, certes, mais il est dans les faits, souvent supérieur à ce qu’ont certaines personnes à leur domicile !

La 4G+

C’est une évolution de la 4G. Son débit théorique peut atteindre 1Gb/s. Seul problématique, il faut, aujourd’hui, disposer d’un téléphone compatible pour pouvoir en bénéficier.

La 5G

Cette génération du réseau n’est pas encore disponible pour le grand public, elle est uniquement en test dans quelques villes de France. La 5G offre un débit théorique descendant de 1Gb/s, et ce qui est intéressant, c’est que le débit montant devrait être, au maximum, de 500 Mb/s. La 5G ne devrait pas réellement être mis en place avant 2020.

Voilà vous avez fait le tour des normes de l’internet mobile, mais alors, quelles différences ?

Les différences

Vous l’aurez vu, et de toute façon, vous le saviez, la différence principale, le nerf de la guerre, c’est le débit. Passer de 9.6 kb/s à 1 Gb/s en moins de 20 ans, cela change considérablement les possibilités offertes par le réseau mobile.

Il y a encore 5 ans, par exemple, personne n’imaginait qu’il serait agréable et efficace de se servir de la 4G ou de la 4G+ pour surfer depuis la maison. Et pourtant, les routeurs 4G sont maintenant une réalité et ont de plus en plus le vent en poupe. Le débit du réseau mobile est maintenant énorme, et dépasse même très souvent celui de l’ADSL. Par exemple, chez moi, dans une petite commune de l’Ain, j’ai la chance de me trouver à 90 mètres de mon DSLAM, j’ai donc un débit internet, sur ma Freebox, de 97 Mbit/s, ce qui est vraiment très très bon. Et sur mon smartphone, j’ai 120 Mbit/s en 4G+…

Cette partie est titrée « Les différences », car le débit n’est malheureusement pas la seule. A chaque changement de génération du réseau, il faut adapter, moderniser, ou changer l’équipement en antennes relais. Cela coute cher, très cher. Et les opérateurs rationalisent donc cette tâche, en, couvrant, en premier lieu, les endroits où le retour sur investissement sera le plus intéressant.

Plus la densité de population est importante, et plus ce retour sur investissement va être important. En d’autres termes, et plus simplement, ça revient moins cher de mettre une antenne pour 10 000 clients potentiels que pour 100.

La seconde différence est donc la disponibilité de ces différentes générations du réseau. Dans certaines régions, vous serez en 4G+, dans d’autres, en 4G, si vous n’avez pas de chance en 3G, et plus de monde qu’on ne le pense est encore en Edge… en 2018…

Concluons en disant que, comme vous vous en doutiez, la principale différence entre ces générations, le débit, a su rattraper, voir dépasser l’ADSL, et peut-être bientôt, la fibre. Mais la seconde différence, la distribution de ces générations de réseau, mérite encore un gros travail !

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